Cela fait une semaine que des femmes sont victimes d’agressions sexuelles sur le campus de l’université d’Orléans. Alors que plusieurs centaines d’Orléanaises et Orléanais défilaient dans les rues d’Orléans samedi 24 novembre contre les violences sexuelles, ces actes nous rappellent encore une fois que l’égalité est loin d’être gagnée et que les femmes sont encore des objets sexuels.

Huit femmes ont déjà porté plainte. Nous apportons notre soutien à ces femmes.

Nous rappelons quand même qu’aucune solution judiciaire n’est adaptée. La justice non seulement ne fait pas son travail, mais perpétue la culture du viol et donc les violences à l’encontre des femmes. Refus de prendre les plaintes des victimes dans les commissariats, discours culpabilisateurs, remise en question de la parole des femmes, relaxes des agresseurs. Ce sont souvent aux femmes agressées de prouver leur non-consentement et non aux agresseurs d’apporter la preuve de l’assurance du consentement de l’agressée.

Nous rappelons aussi que quand les femmes répliquent à ces agressions ce sont souvent elles qui sont montrées comme coupables. Ce n’est plus acceptable.

Les femmes doivent être libres de marcher n’importe où, à n’importe quel moment de la journée, dans n’importe quel état, dans n’importe quelle tenue.